Medicul de origine română Sergiu Paşca, profesor la Stanford, desemnat cercetătorul anului 2021
Medicul de origine română Sergiu Paşca, profesor asociat la Departamentul de Psihiatrie şi Ştiinţe Comportamentale de la Universitatea Stanford, a fost desemnat cercetătorul anului 2021 de Societatea internaţională de cercetare în domeniul schizofreniei (SIRS), potrivit Agerpres.
Acest premiu (Award in Basic Science) este acordat unui membru SIRS care a adus o contribuţie remarcabilă la cercetarea schizofreniei, şi anul acesta îi revine lui Sergiu Paşca, a declarat preşedinta SIRS Dame Til Wykes, citată de site-ul organizaţiei la 13 martie.
Paşca a dezvoltat unele dintre primele modele de boală prin derivarea neuronilor din celulele pielii prelevate de la pacienţii cu tulburări de neurodezvoltare genetică. Laboratorul său a aplicat aceste modele pentru a obţine informaţii noi despre fiziologia umană, evoluţia şi mecanismele bolii şi a sprijinit cercetătorii din întreaga lume în învăţarea şi implementarea acestor tehnici, explică SIRS pe site-ul său.
Pentru activitatea lui, Sergiu Paşca a primit mai multe premii anii trecuţi. El a studiat medicina în România, înainte de a se muta în Statele Unite.
Publicație : Ziarul de Iași
UK scientists attack 'reckless' Tory cuts to international research
Projects tackling some of world’s major problems – including the climate crisis – are set to be cancelled or cut back after budget cuts
Hundreds of key research projects aimed at tackling some of the world’s major problems – from antimicrobial resistance to the climate crisis – will have to be cancelled or cut back thanks to budget cuts imposed by the government.
Last week, the UK Research and Innovation (UKRI) agency – which controls science funding in Britain – told universities that its budget for international development projects had been cut from £245m to £125m.
The move has incensed leading researchers, who say it will erode Britain’s ability to make key contributions to improving world health and battle the climate crisis. Jeremy Farrar, director of the Wellcome Trust, said the news was “very concerning” while Professor Alan McNally, of the institute of microbiology and infection at the University of Birmingham, described the cuts as devastating.
“This is the only avenue we have had for meaningful funding of antimicrobial resistance research in countries where the research needs to be done,” he said.
Bob Ward, policy director at the Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment, told the Observer that the cuts immediately undermined the chancellor’s budget pledge to make the UK a scientific superpower.
“This reckless and shortsighted act could create a gaping hole in the UK’s climate research, just as we prepare to host the crucial Cop26 UN summit later this year,” he added.
The cuts are the result of the government’s decision to reduce its international aid budget from 0.7% of gross national income to 0.5%. This cutback has meant that reductions had to be made in development assistance spending at the Department for Business, Energy and Industrial Strategy (BEIS) – which funds UKRI.
In his letter to universities last week, the UKRI’s international champion, Professor Christopher Smith, admitted the cuts would have “whole-system impacts in the UK and overseas”. He pledged that the agency would work closely with universities to make best use of the limited funds it now possessed, but warned that it was “unavoidable that some grants will need to be terminated”.
Most of the development budget that is spent through the UKRI goes to a programme called the Global Challenges Research Fund, which was set up in 2016 to find creative solutions to some of the biggest issues facing low- and middle-income countries, in collaboration with local experts. These include projects to tackle dementia and neglected tropical diseases, and generate electricity in impoverished regions.
Publicație : The Guardian
Erasmus: au Royaume-Uni, les prémices du programme d’échanges post-Brexit
Après l’arrêt d’Erasmus outre-Manche, la mise en place du programme Turing se précise et pourrait laisser sur le carreau les jeunes européens.
Le gouvernement britannique a lancé vendredi les premières étapes du programme d’échanges Turing, censé remplacer le système Erasmus après le Brexit pour permettre aux étudiants britanniques d’aller à l’étranger.
Le nouveau programme Alan Turing, du nom de ce célèbre mathématicien britannique, «vise à aider» 35.000 étudiants britanniques «de tous revenus et à travers tout le pays à bénéficier de fantastiques possibilités d’éducation dans le pays de leur choix», a salué le Premier ministre Boris Johnson dans un communiqué.
Doté d’un budget de 110 millions de livres (128 millions d’euros), ce «programme mondial» constitue, selon M. Johnson, un «nivellement par le haut» par rapport au programme Erasmus auquel le Royaume-Uni participait depuis 1987, mais qu’il a décidé fin décembre de quitter, dans le cadre de l’accord post-Brexit conclu avec l’Union européenne.
Selon le ministre de l’Éducation Gavin Williamson, «l’accent mis par le programme (Turing) sur la mobilité sociale et le rapport qualité-prix» ouvre en effet «davantage de possibilités d’éducation et de voyages internationaux» aux étudiants «issus de milieux défavorisés» que «le précédent programme européen».
Une procédure plus complexe et plus coûteuse pour les élèves européens
Les écoles et universités éligibles peuvent depuis vendredi demander un financement, qui couvrira leurs frais de gestion et permettra à leurs étudiants défavorisés ou de régions sous-représentées dans l’éducation à l’étranger d’obtenir une bourse - d’un montant maximum de 490 livres par mois (572 euros) - pour couvrir leurs frais de voyage et de subsistance.
Mais pour certains, le nouveau programme est loin de tenir ses promesses et d’égaliser le précédent. Ce nouveau «régime n’offre aucune aide pour les frais de scolarité» qui peuvent être «astronomiques», a dénoncé la députée du Parti indépendantiste écossais (SNP) Carol Monaghan, estimant dans un communiqué qu’il «ne fera qu’aggraver la situation des étudiants écossais».
Par ailleurs, le programme Turing ne prévoit pas de réciprocité: pour les étudiants européens au Royaume-Uni, qui sont actuellement près de 150.000, s’inscrire dans une université britannique est désormais bien plus cher et plus compliqué.
Publicație : Le Figaro
Bourgogne-Franche-Comté: 800 euros pour les étudiants ayant perdu leur job durant la crise sanitaire
L’aide s’adresse aux jeunes de la région dont le stage ou l’emploi a été réduit ou interrompu entre le 1er septembre 2020 et le 15 mars 2021.
La région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé ce lundi accorder une «aide exceptionnelle de 800 euros» aux étudiants ayant perdu leur emploi depuis la rentrée universitaire, alors que la crise du Covid-19 a privé certains d’entre eux de revenus.
Cette aide «perte d’emploi étudiant», pour laquelle la région a débloqué une enveloppe de quatre millions d’euros, est «destinée aux étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur en Bourgogne-Franche-Comté et titulaires d’un emploi ou d’un stage rémunéré qui a pris fin, a été réduit ou a été interrompu entre le 1er septembre 2020 et le 15 mars 2021», a-t-elle précisé dans un communiqué.
800 euros versés en deux temps
«L’épidémie de Covid-19 affecte tout particulièrement la vie des étudiants», souligne la région dirigée par la socialiste Marie-Guite Dufay. «Beaucoup d’entre eux font face à une précarité financière exacerbée par la crise sanitaire qui s’installe dans la durée et qui a privé certains d’entre eux des revenus qu’ils espéraient d’un job ou d’un stage rémunéré».
L’aide régionale mise en place pour «soutenir ces étudiants en difficulté» s’élève à 800 euros par étudiant éligible, versée en deux fois: 400 euros après la décision d’attribution et 400 euros dans un délai d’au moins un mois après le premier versement, précise-t-on.
Ce nouveau dispositif est complémentaire des aides du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) et des dispositifs régionaux déjà en place. Les étudiants intéressés peuvent déposer leur dossier en ligne sur le site de la région du 15 mars au 16 avril.
Publicație : Le Figaro
Lacunes, copies bancales… dans les universités, la « baisse de niveau » se voit de plus en plus depuis un an
La pandémie de Covid-19 a bouleversé les apprentissages et généré un éloignement vis-à-vis de l’institution universitaire. Si la présence aux examens se maintient, beaucoup d’enseignants notent une baisse de niveau à l’issue du premier semestre.
CONFINEMENT, UN AN APRÈS
Un pied dehors, un pied dedans : voilà comment semble se dessiner la situation des étudiants, à l’issue d’une année inédite passée quasiment exclusivement en ligne.
Alors qu’on craignait un décrochage massif, les résultats des examens de premier semestre, encore parcellaires, indiquent que celui-ci n’a finalement pas eu lieu. Globalement, les étudiants ont répondu présent. Le taux de présence serait ainsi de « seulement 3 points en dessous » de celui de l’année précédente, selon la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal. Mais côté réussite, si les résultats connus à ce stade ont tendance à se maintenir dans la plupart des établissements − appelés à la clémence −, certains enseignants pointent une forme de déperdition des acquis académiques.
« Il est difficile de tirer des conclusions sur la réussite étudiante. Les examens, organisés en partie à distance, étaient très différents de ceux des autres années, indique Eric Gayer, responsable de la licence sciences de la Terre à l’Université de Paris. Certains enseignants ont évalué avec beaucoup de devoirs faits à la maison, et dans ce cas, les résultats sont meilleurs. D’autres ont organisé des partiels comme si de rien n’était, sur table ou à distance, avec des résultats souvent catastrophiques. » Pour les épreuves qui ont pu se tenir en présentiel, même adaptées, il note que le contenu était « de manière générale moins bon », signe des traces laissées par des mois de cours en ligne sur les apprentissages.
« Perte de repères »
De nombreux universitaires évoquent ainsi des copies « plus bancales », avec davantage de lacunes que les années précédentes. Le président de l’université de Rouen, Joël Alexandre, mentionne, auprès de l’agence spécialisée AEF (Agence éducation et formation), un niveau « globalement inférieur à d’habitude ». Nelly Ferreira, doyenne de la faculté de droit de l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), pointe même des « résultats assez mauvais, voire catastrophiques », avec un nombre plus important de copies blanches, ou qui laissent apparaître des « notions de base qui ne sont pas acquises ».
« Une problématique de niveau va se poser », abonde Pierre Mathiot, directeur de Sciences Po Lille, où les taux de réussite ont été similaires aux autres années… mais avec des sujets qui ont été « adaptés », et des consignes de mansuétude passées aux enseignants. « Ce serait se raconter des histoires que de croire qu’autant de mois à distance n’ont eu aucun effet sur les apprentissages, fait-il valoir. Les conditions d’acquisition de connaissances et de compétences ont été dégradées, y compris quand le distanciel est robuste et de qualité. On sent les élèves moins à l’aise dans leurs savoirs, avec des exposés moins solides, des références plus incertaines. »
Publicație : Le Monde
Débat sur la recherche : les étudiants en sciences humaines et sociales, entre colère et désarroi
Dans les amphithéâtres de sociologie, psychologie, anthropologie, histoire ou géographie, nombreux sont ceux qui se désolent de voir attaqué leur statut de « scientifiques » et certains projettent parfois de poursuivre leurs études à l’étranger.
Ignorés ? Oubliés ? Depuis que Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, a dénoncé, le 14 février, la « gangrène » de l’« islamo-gauchisme » à l’université, la voix des principaux intéressés est restée inaudible. Eux, les près de 300 000 étudiants en sciences humaines et sociales, soit 20 % de l’effectif, demeurent extérieurs à un débat qui prospère par tribunes interposées aussitôt récupérées par un camp ou un autre.
Des mots sont jetés à la volée, comme « intersectionnalité », « racialisé » ou « décolonial », en lien avec des travaux de recherche et des enseignements soupçonnés d’être le cheval de Troie d’un militantisme qui aurait « cassé la République en deux », selon l’expression d’Emmanuel Macron, en juin 2020.
Dans les amphithéâtres de sociologie, de psychologie, d’anthropologie, de linguistique, d’histoire ou de démographie – qui comptent parmi les disciplines de ce vaste champ d’études sur les comportements humains –, l’écho renvoyé par les étudiants dessine une réalité plus nuancée.
« Le gouvernement amène des connaissances scientifiques sur l’autel de l’opinion publique car il est plus facile de les contrer à ce niveau plutôt que sur le plan académique », observe Martin, étudiant en master de sciences sociales à l’Ecole normale supérieure (ENS) et l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS). En caricaturant des notions empruntées au débat scientifique, le champ politique nierait l’université en tant que lieu de dispute collégiale, affranchie des pressions extérieures et garante d’une rigueur méthodologique.
La confusion entre débat médiatique et dispute académique s’inscrit dans une tendance de fond dénoncée par le collectif d’universitaires Rogue ESR, qui souligne que « c’est sur les marges de l’université que se concentrent désormais les polémiques ». Suivant une « logique de marque », trop d’établissements ont encouragé « des opérations de communication faites de “grandes conférences”, de “master class”, de “concours d’éloquence” et autres “leçons” », s’ouvrant à un public plus large mais se soustrayant à la dispute collégiale.
« On sent bien qu’on a une place un peu bizarre »
En conséquence, le caractère militant de certaines idées apparaît comme relié à l’université, brouillant les pistes sur l’origine et la validité du savoir scientifique. « Je comprends que la frontière avec le militantisme puisse inquiéter, poursuit Martin. Mais il faut savoir faire la différence quand un mot est utilisé en sciences et au quotidien. »
Publicație : Le Monde
|