TUIAȘI a depus la Agenţia „Nord-Est“ șapte proiecte de 50 de milioane euro
Universitatea Tehnică „Gheorghe Asachi“ din Iaşi intenţionează să realizeze în perioada următoare şapte proiecte în valoare totală de aproximativ 50 de milioane de euro, proiectele fiind depuse în cadrul apelului RIS 3 - „Elaborarea, implementarea şi monitorizarea strategiei regionale de specializare inteligentă - RIS3 Nord-Est“. Proiectele depuse, potrivit reprezentanţilor instituţiei de învăţământ superior din Iaşi, vor avea prioritate la finanţare pe liniile identificate de către ADR-NE în exerciţiul financiar 2021 - 2027.
Potrivit reprezentanţilor Politehnicii ieşene, toate proiectele vizează o strategie de specializare inteligentă a Regiunii de Nord-Est, iar valoarea fiecăruia dintre cele şapte proiecte depuse de către TUIASI este de minimum 5 milioane de euro.
Centru regional de transformare digitală în sănătate şi institut de cercetare în domeniul tehnologiilor aditive de imprimare
Politehnica ieşeană intenţionează să implementeze proiecte de anvergură, care să implice cercetătorii şi cadrele didactice de la Politehnica ieşeană. Astfel, unul dintre aceste proiecte vizează construirea unui „Centru Regional pentru Transformare Digitală în Sănătate - DidiHealth“, cu o valoare estimată de 8 milioane de euro. Un alt proiect vizează realizarea unui Institut de cercetare în domeniul tehnologiilor aditive de imprimare - 3D-Sense, proiect care are o valoare estimată de 10 milioane de euro.
„Sunt proiecte mari de cercetare care vizează şi înfiinţarea sau dezvoltarea unei infrastructuri de cercetare. Scopul nu este doar infrastructura în sine, ci ca această infrastructură să fie transformată într-un sistem de sprijin pentru dezvoltarea unei activităţi de cercetare pe o anumită platformă. Aceste proiecte, odată avizate, sunt în portofoliul ADR-NE şi urmează să fie dezvoltate cu sprijinul agenţiei în momentul în care se deschid apelurile de finanţare“, a declarat prof. univ. dr. ing. Carmen Loghin, prorector responsabil cu activitatea de cercetare, dezvoltare şi inovare la TUIASI.
Alături de aceste proiecte care se află în prezent în curs de a obţine finanţare, Politehnica ieşeană este şi partener în alte zeci de proiecte pe o altă linie de finanţare, destinată în special IMM-urilor. Aceasta vizează transferul de rezultate din cercetare, în baza unui parteneriat dintre o companie şi un furnizor de servicii de cercetare, care poate fi universitate sau un institut de cercetare. Fiecare dintre aceste proiecte are o valoare minimă de 1 milion de euro.
Publicație : Ziarul de Iași
«Nous ne disposons pas de la préparation requise»: la colère des étudiants de BTS qui réclament le contrôle continu
Cours dégradés, stages annulés, alternances à l’arrêt: ces étudiants suivent depuis un an une formation au rabais. Ils demandent le passage de l’examen en contrôle continu.
Ce lundi 29 mars, des étudiants en BTS se rassemblent devant le ministère de l’Éducation nationale afin de réclamer le contrôle continu. Depuis le début du mois, ces étudiants expriment leur désarroi via le hashtag #BTSCONTROLECONTINU. Ils ont même lancé une pétition, qui a déjà récolté plus de 27.000 signatures. Un mécontentement laissé sans réponse, du moins pas celle attendue: les épreuves écrites débuteront effectivement le 10 mai. Ces jeunes déplorent une année chaotique avec des cours à distance, ou annulés, trop de professeurs absents, et des stages tronqués. De plus, seuls les élèves de lycée peuvent suivre l’enseignement en présentiel. Les autres, issus d’instituts privés, se contentent du virtuel depuis octobre.
La nécessité du recours au contrôle continu
«Nous ne disposons pas de la préparation requise», s’insurge Élodie, 30 ans, en BTS GPME (Gestions de petites et moyennes entreprises) en alternance dans un CFA (Centre de formation des apprentis) de Nantes. Elle s’oppose farouchement aux examens en présentiel. L’an passé, la promotion 2020 avait bénéficié du contrôle continu après «seulement» trois mois de crise, pointe Inès, 24 ans, en BTS GPME en alternance dans un CFA de Marmande. «Nous endurons cela depuis plus d’un an, et le gouvernement n’en tient pas compte.» Une différence de traitement sous le signe d’une «double peine». Le premier confinement avait déjà pesé sur le moral de ces élèves: «Entre les deux années du BTS, l’effectif de ma classe a drastiquement diminué, chutant de 30 à 10», témoigne Inès.
«Je pleure à chaque cours à distance désormais», poursuit Élodie. Après plusieurs années dans un secteur différent, elle a repris ses études dans l’administratif. Un retour en classe particulier depuis le début de la crise sanitaire. La jeune femme, qui travaille dans une firme d’aide à la personne, juge l’apprentissage scolaire «insupportable dans ces conditions». «Certaines matières nécessitent l’accompagnement en physique des professeurs, comme la comptabilité ou les ressources humaines», expose-t-elle. D’autres formateurs ne font même plus cours se contentant de «proposer des mots croisés et des pauses toutes les cinq minutes».
Élodie s’inquiète aussi de la contamination durant l’examen. «Il faudrait courir un risque sanitaire pour tenter de décrocher un diplôme hors de notre portée. D’autant que pour l’instant, aucune session de remplacement pour les malades du Covid-19 n’a été planifiée». Et de poursuivre: «Les individus positifs au virus au moment des épreuves seront soumis à un dilemme cornélien: mentir sur leur cas pour participer ou écoper d’un zéro et redoubler», raconte Élodie. Aussi hésite-t-elle à se présenter lors des écrits: «D’un côté, je redoute la contamination et de l’autre, je ne souhaite pas gâcher ces deux années de labeur».
Un enseignement dégradé par la crise sanitaire
La solitude s’avère plus aiguë encore pour les jeunes atteints de handicap. Anaëlle, 21 ans, effectue un BTS notariat à Aix-en-Provence. Dyspraxique, elle ne parvient pas à réaliser quelques gestes, ni à intégrer toutes les consignes. L’isolement nuit davantage à son instruction: «En visio, les enseignants ne peuvent pas me consacrer d’instants personnels, je suis réduite à me perdre continuellement dans le flot de leurs paroles», formule-t-elle. Elle souffle: «J’ai souvent imaginé renoncer.»
L’absence d’expérience professionnelle
Mathilde, 20 ans, en BTS Communication au Cned, a choisi de suivre les cours à domicile mais son problème se porte sur les stages. Impossible pour elle d’en trouver, ou du moins de travailler dans un contexte «convenable». «Le gouvernement a certes restreint le nombre de semaines obligatoires, de 16 à 4, pour des questions de faisabilité mais il exige néanmoins des compétences que nous n’avons pas le temps d’acquérir», reprend Mathilde. Cela force à la «ruse», explique-t-elle: «Les professeurs nous suggèrent de simuler afin d’occulter nos lacunes». Le mensonge donc, une méthode également conseillée à Robin, 23 ans, en BTS MCO (Management commercial opérationnel) en alternance. Au sein de L’Oréal Paris, il est placé en chômage partiel. À la fin de l’année, il est supposé mener un oral sur son expérience. En l’absence de celle-ci, son référent l’encourage à «rester approximatif», quitte à inventer.
Publicație : Le Figaro
Youssef Badr, magistrat : « Je suis convaincu d’être un miraculé »
J’avais 20 ans : « Le Monde » interroge une personnalité sur son passage à l’âge adulte. Cette semaine, Youssef Badr, magistrat, ancien porte-parole de la chancellerie, revient sur ses études de droit à l’IUT de Villetaneuse puis à l’université Paris-I.
Derrière un imposant portail gris, c’est un homme avec un grand sourire aux lèvres qui nous ouvre la porte de sa maison, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ce même sourire illumine le visage de Youssef Badr lorsqu’il nous montre, fièrement, des photos du petit village marocain d’où ses parents sont originaires. Aux yeux de ses oncles et de ses tantes, vivant là-bas, il est l’équivalent du « roi du Maroc bis », plaisante-t-il, en toute humilité. Car Youssef Badr est tout sauf orgueilleux. Il garde en tête ses années de travail sans relâche pour décrocher le concours de l’Ecole nationale de la magistrature (ENM). Il n’oublie pas non plus les mains qui lui ont été tendues.
En 2010, il débute sa carrière comme procureur au tribunal de grande instance (TGI) de Meaux, avant d’intégrer le parquet du TGI de Bobigny en 2012, puis la juridiction interrégionale spécialisée du TGI de Paris trois ans plus tard. A sa grande surprise, le cabinet de Nicole Belloubet, alors ministre de la justice, le nomme porte-parole du ministère en 2017 : il acquiert à ce poste une visibilité nationale. Depuis 2019, il est coordonnateur de formation à l’ENM. Pour Le Monde, le magistrat revient sur sa trajectoire : celle d’un jeune passionné de rap, qui a grandi en région parisienne, à Eragny-sur-Oise (Val-d’Oise) – son père était ouvrier, sa mère femme de ménage. Celle d’un étudiant qui, animé par sa curiosité, une soif d’apprendre et de réussir, a été admis à l’un des plus prestigieux concours de la fonction publique.
Dans quel univers avez-vous grandi ?
Je viens d’une famille de paysans marocains, des gens très modestes et très pauvres. Mes parents sont originaires de Tagouriant, un petit village dans les montagnes, qui n’apparaît même pas sur les cartes. Il n’y a rien, même pas de mairie ou d’hôpitaux. Ma famille vient de là, donc je viens de là et j’en suis très fier. Mon père est arrivé en France, seul, à la fin des années 1970. Il travaillait en tant qu’ouvrier dans le bâtiment. Ensuite, par l’intermédiaire du regroupement familial, il a fait venir ma mère, mes deux frères et ma sœur. Je suis né en France, peu après. Pendant très longtemps, ma mère n’a pas travaillé car elle s’occupait de nous. Puis elle a été employée comme femme de ménage dans un centre commercial à côté de chez nous, à Eragny-sur-Oise, près de Cergy-Pontoise.
Quel était le rapport aux études dans votre famille ?
Nous n’avons jamais vraiment parlé des études avec mes parents. Ils ne pouvaient pas me pousser parce qu’ils n’avaient pas la moindre idée de ce que nous pouvions faire. En revanche, ma mère m’a toujours dit qu’il y avait deux choses qu’elle ne supporterait pas. La première, c’était qu’on amène des problèmes à la maison, à savoir la police. La deuxième chose, c’était que l’on se fasse remarquer à l’école.
Publicație : Le Monde
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